Le sort des animaux exportés en dehors de l’Union européenne

Dans une vidéo révélée par Welfarm et Animals International, des bovins exportés de France vers des pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient sont abattus dans des conditions atroces. La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA), les 2 ONG, ainsi qu’Eurogroup for Animals, CIWF France, la Fondation Brigitte Bardot et L214 ont écrit au Premier ministre pour lui demander de mettre fin au calvaire de ces animaux.

Abattoir au Maroc, 2017

Les images révélées ont été tournées en 2017 et 2018 par Animals International dans des abattoirs au Liban et au Maroc. Elles montrent des bovins français abattus dans des conditions à mille lieux des standards imposés par la réglementation européenne en matière d’abattage des animaux.

Un jeune taureau né dans un élevage ardennais est suspendu par les pattes encore vivant dans un abattoir au Liban, puis l’abatteur lui enfonce un doigt dans l’œil avant de l’égorger à l’aide de plusieurs coups de couteau, sans que l’animal n’ait été immobilisé ni étourdi préalablement. Une autre vache, identifiée grâce à sa boucle d’oreille comme provenant d’un élevage dans l’Ain, passe la journée sous le soleil marocain avant d’être finalement emmenée dans l’abattoir où elle erre au milieu du sang et des cadavres de congénères. Elle finit par être ligotée, projetée au sol et égorgée. Un sort similaire attend un bovin en Tunisie. Ces images sont insoutenables*.

En 2018, la France a exporté 83 914 bovins et ovins, principalement vers l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Liban et Israël. Les animaux voyagent dans des conditions désastreuses, chargés sur des cargos inadaptés, et ce pendant plusieurs jours. Arrivés à destination, ils sont abattus dans des conditions inhumaines.

Comme depuis de nombreuses années, la LFDA demande, conjointement avec ses organisations partenaires, la suspension du transport d’animaux vivants vers des pays en dehors de l’Union européenne et son remplacement par le commerce de viande et de carcasses. Ainsi, nous avons écrit au Premier ministre pour lui demander d’agir. Espérons que ces images soient pour lui un électrochoc.

* Pour cette raison, la LFDA a choisi de ne pas afficher ces images sur son site internet. Vous pouvez visionner la vidéo et signer la pétition initiée par Welfarm ici.

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