Animaux de compagnie

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La France compte presqu’autant d’animaux de compagnie que d’habitants. Très divers, ces compagnons ont un statut qui va de simple objet décoratif à véritable membre de la famille. Dépendant de son propriétaire, l’animal, être sensible, n’est pas une propriété comme les autres.

Acquérir ou adopter un animal de compagnie

Un animal de compagnie représente une grande responsabilité. Il ne devrait être acquis ou adopté que sous condition d’une bonne connaissance de ses caractéristiques et de ses besoins : sa race, son cadre de vie, son comportement, ses modes de communication, son besoin d'activité, sa longévité, etc. pour pouvoir lui offrir des conditions de vie satisfaisantes.

Adopter un animal est un engagement pour la vie. Certains chats vivent plus de 20 ans et leur fin de vie peut être contraignante (maladies, hygiène, etc.). Il faut être conscient qu’un animal représente un budget considérable en alimentation et en soins vétérinaires.

Il est préférable d’adopter chiens et chats dans un refuge plutôt que de les acheter à un éleveur, à moins d'avoir toute confiance en sa déontologie et son implication pour garantir le bien-être de ses animaux. De plus, il faut éviter d’offrir un animal pour Noël ou un anniversaire, surtout à un enfant : cela renforce l’idée de l’animal-objet.

Abandon, négligence et maltraitance

Chaque année, des dizaines de milliers d’animaux sont abandonnés, quelquefois par nécessité (décès du propriétaire…), le plus souvent par irresponsabilité (déménagement, départ en vacances, etc.). Ils sont soit remis à un refuge, soit abandonnés dans la nature. Dans ce cas, l’article 521-1 du code pénal punit l’abandon à même hauteur qu’un acte de cruauté (2 ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende).

Selon le code rural (art. L211-23), un chien est en état de divagation s’il n’est plus sous la surveillance de son propriétaire et se trouve hors de portée de voix ; un chat est divagant s’il est non identifié sur la voie publique ou sur la propriété d’autrui, à plus de 200 m des habitations ou plus de 1 000 m du domicile de son maître. Les chats et les chiens risquent la fourrière et l'euthanasie. De plus, un chat laissé en liberté est la cause de dommages importants sur la petite faune sauvage. L’équiper d’une clochette ou d’un grelot permet d’épargner de nombreux oiseaux, reptiles et batraciens.

Les cas de négligence ou de maltraitance sont nombreux : les animaux sont privés d’eau, de nourriture, d’exercice, laissés toute la journée sur un balcon, frappés… jusqu’à être torturés dans certains cas qui font régulièrement la une des médias. La Fondation peut se porter partie civile dans certains cas qui permettent de faire évoluer la jurisprudence en faveur des animaux.

Accidents et dangerosité

Tous les animaux sont susceptibles de causer des dommages (blessures, accidents de la route, etc.) et leur propriétaire est dans tous les cas responsable (art. 1243 du code civil). Par ailleurs, certains chiens nécessitent une évaluation comportementale et un permis de détention pour le propriétaire. À l’extérieur, ce type de chien doit être muselé et tenu en laisse. Ils sont classés en 2 catégories :

  1. Catégorie 1 : les chiens d’attaque, interdits à l’adoption ou à l’achat (Mastiff…).
  2. Catégorie 2 : les chiens de défense ou de protection (Rottweiler…).

Sélection dommageable à l'animal

Sélection "hypertypique"

On observe chez certaines races des dérives morphologiques extrêmes, qui génèrent des souffrances : face plate du Bulldog (troubles respiratoires), dos plongeant du Berger allemand (dysplasies de la hanche), plis de la peau du Shar Pei (dermatites)… Les sociétés d’élevage canines et félines ont récemment pris la mesure du problème et modifient leurs règlements.

Les « Nouveaux Animaux de Compagnie »

Ce sont les animaux qui ne sont ni chats ni chiens, comme les lapins, cochons d’Inde, furets, mais aussi araignées, serpents, varans, iguanes… À part lapins et cobayes, qui ne sont pas nouveaux, les autres ne sont pas « de compagnie » et les détenir relève de l’insolite. Il est très difficile de leur offrir des conditions de vie compatibles avec les impératifs biologiques de leur espèce, ainsi que l’impose l’article L214-1 du code rural. De plus, ces animaux exotiques sont pour la plupart issus de trafics et de captures dans la nature.

« 1.L’animal que l’homme tient sous sa dépendance a droit à un entretien et à des soins attentifs.
2.Il ne doit en aucun cas être abandonné, ou mis à mort de manière injustifiée. ».

Articles 5-1 et 5-2 de la DUDA

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