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Cirques

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Actuellement, un animal sauvage voit sa sensibilité reconnue juridiquement dès lors qu’il est tenu captif. Les obligations de l’article L214-1 du code rural sont donc censées s’appliquer aux animaux détenus dans les cirques et autres spectacles itinérants. Mais dans les faits, la loi n’est pas respectée par les établissements de spectacles itinérants.

La Fédération des vétérinaires d’Europe (FVE) a déclaré que les animaux sauvages en cirque itinérant, et particulièrement les mammifères, ne peuvent bénéficier d’un milieu de vie satisfaisant ni exprimer des comportements conformes à leurs besoins (2015), alors que les animaux « de cirque » ont les mêmes que leurs équivalents sauvages, y compris la possibilité de fuite, le développement de relations sociales adéquates, la défense d’un territoire, etc.

« Il y a peu, voire aucun bénéfice éducatif, économique, pour la conservation ou pour la recherche, qui découle de l’utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants pouvant justifier leur utilisation. »

Fédération des vétérinaires d’Europe, 2015

Les animaux d’espèces sauvages souffrent dans ces établissements. Beaucoup d’animaux meurent prématurément en raison de l’espace restreint des ménageries et des contraintes du dressage. Durant la période où les spectacles sont moins nombreux, ce qui peut durer plusieurs mois, les animaux sont parqués pendant des heures dans des espaces très exigus, ne sortant que pour des exercices d’entraînement. Voici quelques exemples des conditions de vie déplorables de ces animaux :

  • Les grands félins passent jusqu’à 99% de leur temps dans des cages de 7 m² (quand le minimum légal est respecté…).
  • Les éléphants vivent enchaînés la plupart du temps, ou dans des cages de 10 m².
  • Les singes sont isolés les uns des autres, alors qu’ils ont grand besoin de socialisation.
  • Ruminants, chevaux, lamas, dromadaires, mis à la longe sans abris, sont exposés aux intempéries.

À ces difficiles conditions de détention s’ajoute le stress permanent provoqué par l’ennui, la claustration, le bruit, l’alternance de lumière trop vive et d’obscurité. La santé de ces animaux est menacée à la fois par leurs conditions de détention et de transport – avec de longs et fréquents parcours dans des camions cages – mais aussi par une mauvaise hygiène et par l’air confiné.

Enfin, les techniques de dressage constituent des atteintes graves à la psychologie et à la physiologie de l’animal. L’arrêté du 18 mars 2011 sur les animaux de spectacles itinérants dispose qu’ « au cours du dressage, ne doivent être exigés des animaux que les actions, les performances et les mouvements que leur anatomie et leurs aptitudes naturelles leur permettent de réaliser et entrant dans le cadre des possibilités propres à leur espèce. À cet égard, il doit être tenu compte […] de la volonté à agir […] de chacun des animaux ». (art. 34).

Est-ce naturel pour un éléphant de s’asseoir sur un tabouret, pour une orque de s’échouer sur un bord de piscine, pour un ours de conduire un tricycle ou pour un tigre de sauter dans un cerceau de feu ? Ces comportements contre-nature sont non seulement stressants pour les animaux, mais peuvent aussi les blesser gravement. Il est donc légitime de s’interroger sur leur « volonté à agir » dans de telles situations…

Outre la demande des particuliers, les cirques français, comme les cirques européens, alimentent le trafic d’animaux sauvages. L’écoulement des animaux se fait grâce à de faux permis sur lesquels les animaux sont déclarés comme étant nés en captivité. Les établissements recherchent des animaux jeunes pour leur vivacité et leur maniabilité lors du dressage. Ils cherchent donc constamment à remplacer les animaux adolescents et adultes par des individus jeunes.

 

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