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Corrida et combats de coqs

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Une cruauté légalisée

Le code pénal (art. 521-1) punit les sévices graves et les actes de cruauté envers l’animal, à l’exception de la corrida et des combats de coqs, lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Cette dérogation prouve que la nature cruelle de ces spectacles est juridiquement reconnue mais tolérée.

La corrida

La tauromachie constitue un défi majeur à la moralité, à l’éducation, à la science et à la culture. La « corrida de muerte » consiste à infliger volontairement, et sans aucune nécessité, blessures et mort à un être vivant. C’est pourquoi la LFDA milite, aux côtés d’autres ONG, pour l’abolition de cette pratique.

La corrida ne doit pas être confondue avec les courses camarguaises ou landaises, qui n’ont pas pour finalité de blesser ni de tuer.

En 2016, le Conseil de l’Ordre des vétérinaires a jugé la corrida non compatible avec le respect du bien-être animal.

La tauromachie met en scène la mise à mort d’un taureau. D’abord, la pointe de lances de bois lui est enfoncée entre le cou et les omoplates, suivies de 6 banderilles portant un harpon ; enfin, le matador, après avoir épuisé l’animal pendant une quinzaine de minutes avec sa muleta (cape rouge), lui enfonce une épée dans la cage thoracique pour trancher les gros vaisseaux cardiaques. S’il rate le coup, il fait tomber l’animal en le piquant dans la nuque au moyen de son descabello. L’animal est finalement achevé d’un coup de puntilla (poignard) derrière le crâne, ce qui le paralyse – en tranchant la moelle épinière – sans forcément le tuer. Parfois, le matador lui coupe la queue et les oreilles comme trophées avant même la mort du taureau.

Les actes de cruauté dont le taureau est victime sont évidents et ses souffrances incontestables. Et pourtant, la désinformation est telle que cette réalité est voilée et largement méconnue. Elle est même telle qu’un « biologiste » a voulu démontrer que le taureau ne souffre pas, au prétexte que l’on trouve dans son sang la présence d’endorphines, ces substances qui sont sécrétées par le cerveau pour diminuer la douleur, alors, évidemment que le fait de trouver des endorphines démontre au contraire la souffrance intense de l’animal.

La société toute entière subit une forme de désinformation constante de la part des médias, presse écrite, télévision, et éditions diverses et sites internet spécialisés, qui présentent toujours la corrida sous les aspects d’une fête esthétique, musicale et colorée. Jamais la réalité n’est décrite ou montrée : la cruauté et le sang sont évacués. Au contraire les arguments « traditionnels », ou « culturels », ou « artistiques » sont constamment évoqués pour justifier ce « spectacle ». Face aux souffrances du taureau, la culture, la tradition et l’art de la tauromachie ne sont que camouflage, verbiage et bla-bla. Des mœurs sanguinaires sont à l’opposé de la culture. L’alibi de la tradition ne justifie en rien le maintien de pratiques cruelles, et le fait d’être traditionnelle rend la cruauté encore plus inacceptable. Quant à l’Art, c’est par définition même le domaine réservé des artistes. Matador, ça ne veut pas dire artiste, ça veut dire « tueur ».

« Amateurs et adversaires de la corrida s’épuisent à discuter d’art ou de tradition, alors que ces discussions sont hors sujet. Car de sujet, il n’en est qu’un seul : les actes de cruauté dont un animal est victime. Les défenseurs de la corrida n’aiment pas qu’on en parle. Il faut en parler, justement, et précisément sur ce qui se déroule réellement dans l’arène, les sévices graves et les actes de cruauté infligés avec des armes blanches, la pique, la banderille (qui n’est rien d’autre qu’un harpon) et pour finir l’épée. »

Pr Jean-Claude Nouët, co-fondateur de la LFDA

Les combats de coqs

De la même manière, la LFDA milite pour l’abolition des combats de coqs. Les coqs, armés de lames plus ou moins aiguisées fixées au moignon de leurs ergots préalablement coupés, s’affrontent dans des gallodromes, dans le Nord, le Pas-de-Calais et les Dom-Tom. Un combat peut durer jusqu’à 15 mn et ne s’arrête que lorsqu’un coq reste à terre plus de 3 mn. Certains concours font s’affronter par paire près de 200 coqs, jusqu’à ce qu’un seul reste vivant. Ils font régulièrement l’objet de paris (interdits) pour des sommes importantes.

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