Nos combats

Delphinariums

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Un combat pour les cétacés captifs donnés en spectacle

La LFDA se bat depuis les années 1980 pour l’interdiction delphinariums en menant notamment plusieurs actions judiciaires. En 1981, au projet de création d’un aquarium et d’un delphinarium géant dans le Trou des Halles envisagé par la Mairie de Paris, la LFDA oppose des arguments de santé publique et de santé vétérinaire, et obtient que la Mairie renonce à ce projet.

En 2007, avec deux autres ONG, la LFDA engage une procédure à l’encontre d’un arrêté autorisant l’ouverture au public de l’établissement Planète sauvage, avec construction d’une « cité marine » en vue de l’introduction de 12 dauphins.

EN 2016 et 2017, la LFDA, au coté d’autres ONG, a activement participé à l’élaboration de l’arrêté du 3 mai 2017 fixant dorénavant les caractéristiques générales et les règles de fonctionnement des établissements présentant au public des spécimens vivants de cétacés. En interdisant la reproduction de ces cétacés, le nouveau texte prévoit donc la fin de la captivité des cétacés, mais il impose également aux delphinariums existants d’importantes mises aux normes.

« La reproduction des orques et des dauphins détenus en France est désormais interdite. Ainsi, seuls les orques et les dauphins actuellement régulièrement détenus peuvent continuer à l’être, sans ouvrir à de nouvelles naissances. »

Arrêté du 3 mai 2017 sur les delphinariums

Une capture douloureuse et violente

Bien qu’interdites lorsqu’elles sont réalisées dans un but commercial, les importations de cétacés restent autorisées à des fins scientifiques ou éducatives. Sous couvert de cette exception, on continue de capturer et d’importer des dauphins sauvages pour le spectacle ou pour des programmes de « nage avec les dauphins »…

Les prélèvements dans les milieux naturels sont effectués à l’aide de filets ou de lassos, les animaux sont violemment séparés de leurs congénères, alors qu’ils sont habitués à vivre dans des structures sociales complexes. En séparant les individus, on inflige un traumatisme grave à ces animaux sociaux. Les jeunes sont préférés aux adultes, car ils sont plus dociles lors du dressage. Souvent des dauphins sont blessés lors de la capture ; parfois les blessures sont importantes et entraînent leur mort. Ceux qui survivent sont transportés sur des brancards, maintenus plusieurs heures hors de l’eau, ce qui entraîne déshydratation de la peau et difficultés respiratoires.

L’arrivée en bassin est un choc, les orques et dauphins – habitués pour certains à parcourir plus de 100 km par jour et à plonger à des profondeurs atteignant 200 mètres – se retrouvent captifs dans des bassins exigus.

Les conditions de vie désastreuses

Le confinement rend les cétacés très sensibles au stress et plus aptes à contracter des agents pathogènes (virus, bactéries, algues, champignons). Il provoque en outre de nombreux des comportements agressifs, troubles révélateurs de leur état de stress. L’eau dans laquelle évoluent les cétacés est traitée chimiquement : ce traitement endommage leur peau fragile et leurs yeux. L’espérance de vie des cétacés en captivité est considérablement réduite. Plus de la moitié des dauphins meurent durant leurs deux premières années de captivité.

Quant au dressage, il leur impose des comportements contre-nature. Les tours exécutés font appel à des scènes anthropomorphiques qui sont, de surcroît, à l’opposé à l‘objectif de la sensibilisation à l’animal que ces établissements prétendent poursuivre.

Pourtant, il existe des alternatives associatives, à but réellement pédagogique, permettant l’observation de cétacés en pleine mer : on voit des animaux vifs, curieux et jouant dans les vagues, à l’opposé des animaux en captivité devenus automates et condamnés à survivre dans de minuscules bassins artificiels.

Et le message pédagogique de ces spectacles ?

On cherche toujours.

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