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Transport

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Un étape source de souffrance

Les animaux sont déplacés pour plusieurs raisons, principalement pour être amenés à l’abattoir ou pour approvisionner des marchés aux bestiaux. L’industrialisation de l’élevage a créé un besoin d’approvisionnement constant et massif en animaux. De plus, les déplacements sont multipliés lorsque les étapes de l’élevage (naissance, engraissement…) ont lieu à différents endroits. Le secteur du transport justifie ces déplacements pour des raisons économiques et de marketing : préférences de consommation de « viande fraîche » à l’étranger, main-d’œuvre moins chère, spécialisations en fonction des atouts géographiques naturels, ou pour des raisons pratiques : fermeture des petits abattoirs de proximité, etc.

Pays d’élevage, la France effectue de nombreux échanges avec les États membres de l’UE et les pays tiers. Depuis plusieurs décennies, les ONG de protection animale, dont la LFDA, recommandent de transporter des carcasses plutôt que des animaux vivants afin d’éviter les transports de longue durée, pendant lesquels la souffrance des animaux est exacerbée (faim, fatigue, soif…).

Les étapes du transport et leurs impacts sur les animaux

  1. Allotement (regroupement avec des congénères souvent non familiers pour former un groupe de poids homogène) risques d’agressions pour établir une nouvelle hiérarchie.
  2. Embarquement : manipulation perturbante, environnement inconnu, quelquefois emploi de la contrainte pour faire monter dans le camion.
  3. Déplacement : réduction de l’espace, immobilité forcée, inconfort, déséquilibre, piétinement, fluctuations de température, ventilation difficile, déshydratation, faim, diarrhées, coliques, crises cardiaques (porcs), accidents (contusions, plaies, fractures…).
  4. Déchargement : nervosité, environnement nouveau, éclairage quelquefois effrayant, glissades si pente trop forte ou revêtement mal adapté.

« Les transports d’abattage de longue durée doivent disparaître. Les bêtes devraient être conduites vers l’abattoir le plus proche […]. À partir de là, ne devraient plus se faire que des transports de carcasses, en camions réfrigérés. Rien ne peut valablement s’opposer à cela […]. »

J.-C. Nouët, cité dans Le Transport d’animaux vivants, X. Philippe, 1998

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