Les ONG reçues par le ministre De Rugy pour discuter du sort des cétacés captifs

La Fondation Droit Animal, Éthique et Sciences a été reçue avec 8 autres ONG par le ministre de la Transition écologique et solidaire François De Rugy mercredi 12 décembre en début de soirée. L’objet de cette rencontre était la captivité des cétacés en France. Nous avons fait part de nos revendications au ministre d’État.

Il nous a reçus à la suite de d’une demande conjointe avec C’est Assez !, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 Millions d’Amis, la Fondation Assistance aux Animaux, Code Animal, Ensemble pour les animaux et Paris Animaux Zoopolis, effectuée peu de temps après sa prise de fonction en septembre.

Comme avec son prédécesseur Nicolas Hulot, nous lui avons exposé la souffrance des orques et des dauphins enfermés dans les delphinariums et nous lui avons remis une proposition d’arrêté qui mettrait un terme à la captivité des cétacés en France. Cette proposition inclut également des dispositions strictes pour améliorer les conditions de vie des animaux actuellement captifs.

réunion de 9 ONG avec le ministre De Rugy pour discuter du sort des cétacés captifs
© Manuel Bouquet – Terra

Le ministre s’est dit sensible à la condition animale et a fait part de son désir d’avancer sur ce sujet, car un nouvel arrêté est à la fois attendu par les ONG et les parcs marins. Cependant, nos revendications sont évidemment différentes, puisque les delphinariums veulent un nouvel arrêté un peu plus strict que la réglementation actuelle, qui servirait de prétexte pour continuer une activité économique au détriment des animaux. Nous espérons que le ministre ne sera pas dupe et que nos revendications seront prises en compte.

Pour rappel, la LFDA avait participé dès mai 2016 aux travaux sur un nouveau projet d’arrêté sur la détention des cétacés en captivité. L’arrêté du 3 mai 2017 avait été publié au Journal officiel mais les parcs, mécontents de l’interdiction de détenir d’autres cétacés que ceux actuellement détenus, avait attaqué l’arrêté devant le Conseil d’État. En janvier 2018, l’arrêté a été annulé pour vice de procédure, la ministre de l’époque n’ayant pas respecté les règles de procédure. Nos organisations ont alors demandé qu’un nouvel arrêté soit pris, et ont été reçues deux fois par Nicolas Hulot à ce sujet. Rien n’a été fait avant sa démission. Nous continuons donc à interpeler le ministre quel qu’il soit, inlassablement, jusqu’à l’obtention d’un arrêté satisfaisant qui mettra fin, à terme, à la captivité des orques et des dauphins en France.

Nikita Bachelard

Article publié dans le numéro 100 de la revue « Droit Animal, Éthique & Sciences »

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