Voyager avec ou sans son animal

Animal mis en pension

(à venir)

Voyager avec un animal

Voyages en avion

Généralement, seuls les chiens et les chats sont acceptés à bord des avions. Il est indispensable de signaler la présence de votre animal le plus tôt possible, idéalement dès la réservation. Un examen médical est fortement conseillé afin de vous assurer que votre animal est apte à supporter le voyage par avion.

  • Les tarifs : il s’agit généralement d’une somme forfaitaire qui varie en fonction de votre destination. A titre indicatif, en soute, les tarifs de la compagnie Airfrance sont 20 € pour les vols en France métropolitaire, 75 euros pour les vols en Europe, 200 € pour les autres vols. Les vols en cabine sont moins onéreux. Il conviendra de vous renseigner auprès de votre compagnie aérienne.
  • Le voyage des animaux en cabine : en cabine, l’animal doit être placé dans un sac fermé pouvant se loger aux pieds du passager, l’ensemble ne devant pas excéder le poids fixé par la compagnie aérienne (8 kg pour Airfrance cage incluse). L’animal ne devra pas sortir du sac de transport pendant la durée du vol. Les chiens guides d’aveugle voyagent gratuitement et en cabine.
  • Le voyage des animaux en soute : s’il excède un certain poids (8 kg cage incluse pour Airfrance), il sera placé dans la soute chauffée et pressurisée de l’avion. 

Les caractéristiques de la caisse de transport

S’il voyage en soute, l’animal devra être placé dans une caisse rigide homologuée par la compagnie aérienne (il s’agit généralement des normes de l’International Air Transport Association dites normes « IATA »). À titre d’exemple, vous trouverez sur ce lien les conditions de transport exigées par la compagnie KLM. La caisse devra être achetée par les propriétaires de l’animal. Deux solutions s’offrent aux propriétaires de l’animal : acheter la caisse dans le commerce peut s’avérer moins onéreux mais il faudra vous assurer que celle-ci correspond aux exigences de la compagnie aérienne avec laquelle vous voyagez, ou acheter directement la caisse à cette compagnie.

L’utilisation de tranquillisants 

L’usage de tranquillisants est déconseillé par de nombreux vétérinaires. Au niveau des compagnies aériennes, la sédation est soit déconseillée (US Airlines) soit interdite (Airfrance). Ces réserves sont justifiées par les risques encourus par l’animal : la pression due à l’altitude peut créer des problèmes respiratoires et cardiovasculaires. Par ailleurs, si l’animal voyage en soute, la sédation altère l’équilibre de l’animal qui risque en conséquence de se blesser en cas de turbulences. Certains médicaments homéopathiques ou des colliers et sprays contenant des phéromones d’apaisement peuvent toutefois être utilisés sans risque.

Les races à nez retroussé

Il existe un risque important de difficultés respiratoires lorsque ces chiens et chats (tels que les carlins, bulldogs, chats persans ou birmans) voyagent en soute. Ces conditions de transport sont d’ailleurs interdites par certaines compagnies telles que Airfrance et US Airlines.

Conseils pratiques pour le confort de l’animal
 

  • Préserver l’animal du froid : bien que la soute soit chauffée, les températures n’y sont pas très élevées. Afin d’éviter que votre animal ne souffre du froid, surtout dans les longs courriers, il est conseillé de placer une couverture dans sa cage, ou de le couvrir avec un manteau.
  • Eviter les chocs dus aux turbulences : afin que votre compagnon ne se blesse pas, la cage ne doit pas être trop grande et vous pourrez y placer un matelas épais (qui protègera l’animal du froid par la même occasion).
  • Garantir que l’animal disposera d’eau : les bols d’eau sont souvent renversés avant même que l’animal arrive dans la soute (en raison de son transport de l’aéroport à l’avion et des turbulences). Il est parfois conseillé d’utiliser un biberon à eau ou encore de placer un bloc de glace dans une gamelle.
  • Lutter contre le stress : un détournement d’attention sera le bienvenu, surtout si votre animal est motivé par la nourriture. Par exemple, pour un chien, remplir un jouet « kong » de pâtée appétente que vous congèlerez et placerez dans la cage de l’animal à la dernière minute. Cela occupera l’animal plusieurs heures… Vous pourrez également utiliser un collier ou un spray contenant des phéromones d’apaisement (disponible en animalerie ou chez votre vétérinaire), ceux-ci diffuseront des substances apaisantes pendant le trajet.

Les cas particuliers

  • Les chiens de 1ère et 2ème catégorie : il est fréquent que le transport de chiens de 1re catégorie soit interdit et que celui des chiens de 2nde catégorie soit soumis à conditions. A titre d’exemple, avec la compagnie Airfrance transporte les chiens de 2nde catégorie peuvent être transportés sur les seuls vols de frêt transportant du matériel, ou à titre exceptionnel sur le même vol que le propriétaire.
  • Les chiens guides d’aveugle voyagent gratuitement et en cabine.

Voyages en train

Il est possible de voyager en train avec votre animal (qu’il s’agisse d’un chat, d’un chien ou d’un NAC), mais celui-ci ne doit occasionner aucune gêne aux autres voyageurs et il est interdit de l’emmener dans la voiture-bar. Vous devrez acheter un billet pour votre animal dont le prix variera en fonction de son poids.

  • Animaux d’un poids inférieur à 6 kg : le chat et le chien et autre petits animaux domestiques, s’ils pèsent moins de 6 kg, seront placés dans une caisse ou un sac mesurant : 45 x 30 x 25 au maximum. Caisse ou sac resteront sur les genoux de l’accompagnateur. Un billet spécial à 7 € doit être acheté pour lui. Le voyageur ne peut pas transporter plus de deux animaux.
  • Animaux d’un poids excédant 6 kg : s’il pèse plus de 6 kg, le chien doit être tenu en laisse, muselé et doit rester au sol. Un billet doit être acquis au tarif de 50 % du tarif 2e classe. Le voyageur ne peut pas transporter plus de deux animaux.

Cas particuliers

Les chiens guides d’aveugles voyagent gratuitement et peuvent accéder à l’intégralité des wagons.
Tous les chiens, y compris les chiens de catégorie 1 et 2, sont admis dans les trains de la SNCF à la condition d’être muselés et tenus en laisse pendant l’intégralité du voyage.
En cas de doute, vous pourrez poser votre question et obtenir une réponse certifiée sur le site sncf.com, rubrique « questions & réponses ».

Voyages à l’étranger : formalités à accomplir

La majorité des pays règlemente l’entrée des animaux sur leur territoire en exigeant quarantaine, permis d’importation ou l’interdisant. En raison des nombreuses formalités à accomplir (vaccins, délais, certificats…), il sera préférable de préparer votre voyage 4 à 6 mois à l’avance.

Les déplacements en Europe

Les règles applicables aux chiens, chats et furets, entrées en vigueur en décembre 2014, sont communes aux pays de l’UE. Ces animaux doivent disposer :

  • D’un vaccin antirabique à jour.
  • D’une identification par micropuce implantée avant vaccination antirabique (si l’identification a été faite après le 3 juillet 2011) ou par puce ou tatouage (si l’identification est antérieure à cette date).
  • D’un passeport européen (un document disposant d’un numéro unique et qui est délivré par les vétérinaires).
  • Pour 4 pays de l’UE (Malte, Royaume Uni, Irlande, Finlande), l’animal doit également disposer d’un traitement à jour contre les vers (echinococcus).
  • En revanche, depuis le 29 décembre 2014, le titrage antirabique, le traitement contre les tiques ne sont plus exigés pour les déplacements intracommunautaires.

Les déplacements internationaux

Auprès de qui vous renseigner ?

  • Votre vétérinaire.
  • L’Ambassade de France du pays de destination.
  • Le site internet de l’association du transport aérien dite « AITA ».

Les différentes formalités

  • Les formalités de base : au minimum, votre animal devra avoir une identification par micro puce ou tatouage, un certificat de vaccination contre la rage en cours de validité, un certificat international de bonne santé (fait par un vétérinaire dans la semaine précédant le voyage).
  • Il peut s’agir d’un simple contrôle de documents.
  • Certains pays exigeront une quarantaine.
  • D’autre pays exigeront l’accomplissement de formalités dans le pays de provenance tels que : la validation des documents vétérinaires par les services vétérinaires du ministère de l’Agriculture.
  • Le titrage anti rabique : il s’agit d’un test réalisé par un laboratoire, agréé par l’UE, qui permet de confirmer l’efficacité du vaccin antirabique. Le test est réalisé sur un échantillon de sang prélevé par le vétérinaire, 30 jours après la vaccination et 3 mois avant le voyage.

Attention, si la destination finale nécessite une escale, il vous faudra également vous conformer aux formalités du pays de transit.

À lire également : Combats de la LFDA : Animaux de compagnie.

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