Nos combats

Elevage

Une lutte contre l’élevage intensif

Les animaux produits sur le territoire national sont traités dans leur grande majorité comme des produits de grande consommation, selon les techniques industrielles de la production intensive. Elle est une importante source de mal-être animal, notamment parce qu’en ne visant que la maximisation de la performance économique, la production intensive :

  • impose la concentration d’animaux qui souffrent dans des bâtiments surpeuplés ;
  • ne respecte pas les rythmes biologiques des espèces ;
  • contrarie l’expression de nombreux comportements naturels ;
  • contraint l’animal à un mode d’alimentation contre-nature (gavage des palmipèdes) ou dangereux pour leur santé (antibiotiques) ;
  • soumet l’animal à des pratiques mutilantes (castration, écornage, débecquage, caudectomie…), qui n’ont pas d’objectif thérapeutique et au cours desquelles, bien souvent, la douleur de l’animal n’est pas prise en compte.

Outre ces mutilations, d’autres pratiques atteignent gravement le bien-être des animaux, dont :

  • le gavage des canards et des oies pour l’obtention du foie gras ;
  • l’élimination des poussins dans certaines filières spécialisées ;
  • l’immobilisation des truies pendant l’allaitement.

C’est pourquoi la LFDA, depuis sa création, s’oppose à l’élevage intensif et plaide pour un élevage qui s’adapte aux animaux pour garantir leur bien-être.

Voir notre colloque « Le bien-être animal, de la science au droit » (2015)

Une liberté fondamentale

L’expression des comportements normaux propres à l’espèce est particulièrement importante. En élevage intensif, certains comportements sont difficiles, voire impossibles à exprimer pour les animaux. Ceux-ci sont pourtant très motivés pour les réaliser (courir, sauter, creuser…). Il en résulte une frustration comportementale qui peut avoir des effets néfastes comme provoquer l’apathie ou des stéréotypies (mouvements répétitifs pour supporter le stress, comme ronger les barreaux d’une cage). Le plus efficace pour permettre l’expression de comportements « normaux » reste l’accès libre au plein air et au pâturage quand les conditions climatiques le permettent.

Voir notre action sur l’étiquetage des œufs

« En posant le bien-être animal comme finalité en soi, comme but éthique, indépendamment de tout motif économique, on rejoint […] le principe que l’élevage, tel qu’il est, est condamné si on ne le modifie pas. Il n’est pas viable dans nos sociétés. »

Louis Schweitzer, président de la LFDA, 2015

Fourrure

En 2007, avec 2 autres ONG, la LFDA a également obtenu le retrait du projet de loi européen de dérogation à l’interdiction de la vente de fourrures de chiens et de chats. Celle-ci a été interdite dans l’Union européenne à partir du 1er janvier 2009 par une décision du Parlement européen. Une menace a pu être écartée in extremis, car le texte proposé comportait une dérogation très dangereuse, autorisant le commerce de produits provenant de chiens ou de chats qui auraient été élevées pour leur viande et non pour leur peau. La LFDA, aux côtés de deux autres ONG, avait écrit aux députés européens pour attirer leur attention sur les risques de cette dérogation qui a donc été retirée. La presse s’en était fait l’écho.

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