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Pour 86 % des Français, la protection animale est une cause importante !

La Fondation Droit Animal, Éthique et Sciences dévoile un sondage Ifop d’octobre 2026*, qui confirme l’intérêt des Français pour la protection animale : 93 % des Français veulent que le gouvernement maintienne ou renforce son action en matière de protection animale. Chez les jeunes, l’attente est forte : 71 % des 18-24 ans pensent que le gouvernement devrait renforcer son action, contre 38 % des 75 ans et plus.
Cette étude contredit l’idée préconçue selon laquelle l’attachement aux animaux serait une lubie de citadins : 91 % des sondés issus de communes rurales considèrent la protection animale comme une cause importante, contre 82 % dans l’agglomération parisienne.
Actions prioritaires
Parmi les mesures jugées prioritaires par les Français, la plus citée est la sanction des actes de cruauté envers les animaux sauvages libres, qui ne sont aujourd’hui pas protégés. C’est l’une des actions menées par la LFDA auprès des décideurs politiques, qui a conduit le ministère de la Transition écologique à reconnaître, dans une lettre adressée à notre Fondation en septembre dernier, une « lacune » qui pourrait être corrigée en étendant le champ d’application de l’article 521-1 du code pénal.
Viennent ensuite, ex aequo, l’enseignement du respect des animaux à l’école et au collège et l’interdiction des corridas et des combats de coqs, puis l’obligation d’étourdir les animaux avant l’abattage et un soutien à une transition vers un élevage moins intensif. À noter : pour les Français, l’inscription de la protection des animaux dans la Constitution prime sur la création d’un ministère de la Condition animale.
La bataille des deux Marine
Pour les personnalités qui défendraient le mieux la condition animale en cas de victoire : Marine Tondelier et Marine Le Pen sont au coude-à-coude. À noter toutefois que chaque électorat cite son propre candidat et que la base électorale de Marine Le Pen est forte. Seule Marine Tondelier est citée au-delà de son camp. En troisième position, loin derrière les deux premières, arrive Nathalie Arthaud, suivie de près par Jean-Luc Mélenchon, puis Raphaël Glucksmann, Édouard Philippe et Gabriel Attal.
Les candidats doivent s’engager
Pour connaître le niveau d’engagement réel de chaque candidat et le confronter à la perception qu’en ont les Français, la Fondation Droit Animal a présenté son #PacteDroitAnimal, qui a recueilli le soutien de milliers de citoyens.
La candidate Marine Tondelier en est la première signataire et engage Les Écologistes à mettre en œuvre les huit articles issus de la Déclaration des droits de l’animal, notamment :
- L’encadrement des activités de chasse et l’interdiction des pratiques cruelles, la reconnaissance d’un statut juridique protecteur pour l’animal sauvage libre ;
- La remise en cause de certains systèmes d’élevage, ainsi que l’amélioration des conditions de transport et d’abattage des animaux ;
- Le développement d’alternatives à l’expérimentation animale ;
- La condamnation de tous les actes de cruauté, sans exception pour les corridas et combats de coqs…
Pour Christophe Marie, directeur et porte-parole de la Fondation Droit Animal, Éthique et Sciences :
« Cette étude de l’Ifop est particulièrement intéressante dans un contexte, économique et politique, qui semble peu favorable à la prise en compte de la condition animale. Il n’en est rien puisque 86 % des Français interrogés considèrent que protéger les animaux est une cause importante. Face à cette attente sociétale, la réponse politique demeure insuffisante.
C’est pourquoi nous avons présenté notre #PacteDroitAnimal qui permet aux citoyens de se mobiliser, et à notre Fondation de disposer d’un levier d’action auprès des responsables politiques pour que la condition animale, absente du débat, devienne l’un des enjeux de cette campagne. »
La LFDA sera reçue cet après-midi à Matignon.
*Ifop pour La Fondation Droit Animal Le droit animal à l’aune de l’élection présidentielle de 2027 – Octobre 2026




