
En cette Journée mondiale contre le cancer [le 4 février], la LFDA a été heureuse de mettre en lumière une avancée majeure qui concilie progrès médical et protection animale. Le 15ᵉ Prix Alfred Kastler a été décerné au Dr Louis-Bastien Weiswald pour ses travaux sur les “tumoroïdes”.
PROMOUVOIR LA RECHERCHE EXPÉRIMENTALE SANS ANIMAUX
Le prix Alfred Kastler encourage depuis 1984 la recherche et l’application de méthodes évitant
l’utilisation expérimentale de l’animal par le biais d’un financement de 4 000 €.
Dès sa création, la LFDA lutte pour la promotion de méthodes substitutives : à une époque où la prise en compte de la souffrance animale n’est pas une priorité. Dès 1978, la LFDA organise une table ronde consacrée à l’expérimentation sur l’animal, présidée par le Pr Kastler, à laquelle participe des scientifiques.
En tant que membre des principaux organes de concertation sur les méthodes alternatives (CNEA,
CNREEA, Francopa, Gis FC3R) la LFDA veille à la bonne application des textes et à l’élaboration de nouveaux afin d’assurer une protection optimale des animaux sentients. Elle soutient également lerenforcement de la formation éthique des chercheurs.
Ce prix est nommé en mémoire du Pr Alfred Kastler, prix Nobel de physique, académicien et cofondateur de la LFDA, qu’il a présidée jusqu’à sa mort en 1984.
Récompenser la recherche contre le cancer
Le 15ᵉ Prix Alfred Kastler est décerné au Dr Louis-Bastien Weiswald, chercheur à l’Inserm, spécialiste du traitement des cancers, pour ses travaux portant sur la culture de tumeurs en laboratoire à partir de cellules de patients (tumoroïdes). Le Prix récompense également, et permettra notamment de financer le développement par le Dr Weiswald de la plateforme ORGAPRED (« organoïdes à visée prédictive et de recherche »).
Actuellement, la recherche en oncologie s’appuie largement sur l’utilisation d’animaux. La France est championne d’Europe d’utilisation d’animaux avec plus de 2,1 millions d’individus, principalement des souris (ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche). Grâce au développement de méthodes n’ayant pas recours au modèle animal, la recherche contre le cancer (aujourd’hui deuxième cause de mortalité dans le monde) peut s’affranchir des limites de l’utilisation de modèles animaux (résultats faussés par le stress de l’animal, problèmes de transposabilité au modèle humain, coûts importants des essais in vivo, etc.), répondant ainsi à des enjeux majeurs en termes d’éthique animale et d’avancées scientifiques
« Je suis convaincu que les progrès réalisés sur les organoïdes et les tumoroïdes nous rapprochent chaque jour d’une alternative crédible à l’expérimentation animale, et nous permettent de concilier recherche de pointe, éthique et médecine personnalisée. »
– Dr Louis-Bastien Weiswald



