Le colloque international LFDA/GRIDA d’octobre 2012 « La souffrance animale: de la science au droit »

Conçu et organisé conjointement par La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences, en et le Groupe de Recherche International en Droit Animal de l’Université du Québec à Montréal, ce colloque international s’est tenue à Paris, à l’Organisation mondiale de la santé animale – OIE les 18 et 19 octobre 2012.

L’évolution du droit pour la protection des animaux s’appuie aujourd’hui sur une éthique fondée sur le respect de la sensibilité spécifique de l’animal apte à ressentir la douleur ou à éprouver des émotions, l’absence d’émotions négatives telles la souffrance, l’angoisse ou la peur, étant une composante majeure du bien-être. Cette éthique se base elle même sur le développement récent des connaissances impulsées par la neurobiologie et l’éthologie. Quelles sont aujourd’hui les présomptions et les certitudes de la science sur la sensibilité animale dans chaque groupe zoologique? Comment ces connaissances sont-elles prises en compte par les droits nationaux de protection des animaux, en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Australie et en Europe?

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Ce colloque pluridisciplinaire a été organisé pour faire connaître pour la première fois  à un large public l’état des connaissances scientifiques sur  la sensibilité des animaux et le degré de leur transposition  juridique à travers le monde. Il  espère ainsi  contribuer à stimuler sur des bases rationnelles incontestables  la refondation  d’une  réflexion éthique en profondeur chez les responsables d’activités utilisant ou exploitant des animaux, réflexion motivée par le souhait de ne plus leur infliger de souffrances lorsqu’elles sont raisonnablement évitables ou de les réduire lorsqu’elles ne le sont pas. Il veut aussi apporter sa participation à la dynamique de l’évolution des lois et réglementations de protection des animaux contre toutes les formes de souffrances.

Au cours de ce colloque exceptionnel de deux journées, venus d’Australie, de Belgique du Canada, des États-Unis d’Amérique, de France, de Grande-Bretagne et de Suisse,  26 experts spécialistes de la souffrance animale, de l’éthique animale et du droit animal, 14 biologistes (éthologues, neurobiologistes et vétérinaires), 2 philosophes et 10 juristes spécialistes se sont adressés à un large public.
Une traduction simultanée permettait aussi bien au public anglophone qu’au public francophone, d’entendre les communications aussi bien que les débats, à son choix en français ou en anglais.

Ils s’adressaient pour la première fois dans le monde à la fois aux scientifiques, juristes et philosophes concernés par la vie animale (qu’ils soient enseignants, chercheurs, praticiens, et étudiants) et aux représentants des professions en relation avec les animaux (éleveurs, pêcheurs, soigneurs de parcs zoologiques et aquariums, responsables d’animaleries…), mais aussi aux responsables d’ONG de protection animale et de défense de la faune sauvage, aux journalistes de la presse animalière et scientifique, et délégués d’instances gouvernementales concernées par l’animal, ainsi qu’ aux donateurs de la fondation LFDA. Plus de 200 personnes étaient présentes à ce colloque qui a fait salle comble.

Le quotidien national Le Monde a rendu compte par un article de Catherine Vincent, intitulé « Animaux , êtres sensibles, sujet de droit » en double page (4 et 5) du dossier Science et Techno de son édition du 27 octobre et l’hebdomadaire La semaine Vétérinaire en a rendu compte par un article de Marine Neveux titré « Bien-être animal quand le droit ne peut plus ignorer la science », en double page (14 et 15) de la rubrique « Actu à la une » de l’édition du 26 octobre.

Voir extraits à la rubrique actualités presse de ce site. (LIEN A AJOUTER)

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