La LFDA attentive au travail des clubs jeunes SPA

Les Jeunes SPA, assemblés le 19 avril en congrès, au refuge de L’Arche à Château–Gonthier, pour fêter le 60e anniversaire de la création des clubs jeunes SPA, et soutenus par une vingtaine d’associations dont la LFDA, réclament des droits pour l’animal  et invitent  à se mobiliser énergiquement pour cette grande cause en reprenant avec son autorisation un texte de la Fondation LFDA.

 

«Comme l’homme, l’animal ressent la douleur. Comme l’homme, l’animal a sa place sur la Terre. Pourtant le prédateur que nous sommes exerce constamment sa cruauté et détruit les espèces. Depuis 30 ans, la Fondation Ligue Française des droits de l’animal agit pour faire reconnaître par la Loi le droit pour l’animal de ne pas souffrir à cause de l’homme et pour les espèces de ne pas disparaître par la faute de l’homme.

Soutenir cette action, c’est vouloir une Terre vivante et une humanité généreuse. 

A cette occasion le Président et le directeur de la Fondation LFDA par l’intermédiaire de  la présidente des clubs Jeunes SPA, leur avaient adressé le message suivant.

« La LFDA porte une attention toute particulière à vous les jeunes SPA,  qui réclamez comme le fait notre Ligue depuis 30 ans, la reconnaissance  par la Loi de  deux droits fondamentaux  aux animaux.

De quels droits s’agit-il? Évidemment pas de droits comparables à ceux de l’homme, comme le font croire certains de nos adversaires afin de nous qualifier d’extrémistes,  mais tout simplement de deux droits fondamentaux:

  • Le droit pour tout animal de ne pas souffrir par la faute de l’homme, que l’animal soit domestique, ou sauvage, qu’il soit un mammifère, un oiseau, un reptile, une grenouille, un poisson, ou une pieuvre, parce que tous sont des êtres sensibles;
  • Le droit pour toutes les espèces de ne pas disparaître à cause de l’homme.

Vous soutenez  cette importante revendication, car  vous voulez  pour vous  et les générations à venir une  Terre vivante, moins souffrante et une humanité généreuse et moins violente.

Pour cela appuyez vous  sur cette charte morale fondatrice  que constitue la Déclaration universelle des droits de l’animal, proclamée il y a 30 ans, et notamment sur le préambule de son 1er article qui considère que «le respect des animaux par l’homme est inséparable du respect des hommes entre eux» et sur son 10e et dernier article qui énonce «l’éducation et l’instruction publique doivent conduire l’homme, dès son enfance, à observer, à comprendre et à respecter les animaux».

N’hésitez pas, chacun d’entre vous peut faire quelque chose de concret. 

Dans vos collèges et lycées, organisez des clubs de réflexion avec l’aide de vos professeurs de sciences de la vie et de vos professeurs de lettres, et d’histoire ; réclamez comme nous que le Ministère de l’Éducation instaure dans les programmes officiels une instruction civique au respect de la nature  et  de la sensibilité animale.

Vous pouvez être vous aussi des éducateurs, pour ouvrir les yeux de vos camarades et de vos parents sur la condition des animaux en  France et combattre l’ignorance.

N’hésitez pas à poser les questions les plus naïves, ce sont celles qui dérangent et obligent à réfléchir.

Aux chasseurs qui  déclarent aimer la nature et les animaux, demandez  pourquoi s’ils les aiment, ils les tuent pour se distraire? Pourquoi ils ne se contentent pas de les admirer de loin aux jumelles? 
Aux  vendeurs de vêtements en fourrure et aux femmes qui en portent,  déclarant aimer la beauté: «Mais alors pourquoi contribuez-vous à la cruelle destruction de ces magnifiques œuvres d’art que sont les animaux vivants ? Il existe des vêtements plus beaux et plus chauds sans que des animaux soient tués pour leur fourrure?»
Aux amateurs de la corrida qui trouvent de la beauté dans cette mise en scène de la douleur, du sang versé et de la mort: «pourquoi trouvez-vous cela beau alors que les enfants que vous obligez à assister à ce spectacle ferment les yeux ou tournent la tête de dégoût? 
Pourquoi ne les emmenez vous pas plutôt admirer à distance les superbes troupeaux de taureaux libres dans les magnifiques étendues camarguaises.» 
Aux  enfants et à leurs accompagnateurs  qui trouvent plaisir à se rendre au cirque parce qu’ils trouvent amusants les numéros d’animaux dressés: «Pourquoi ne pas vous contenteriez-vous  de spectacles de cirque où les animaux sauvages sont interdits, comme en Suède ou en Autriche, pour assister à des spectacles tout aussi captivants où l’homme montre librement sa force et son habileté propres? 
N’hésitez pas à conseiller vos parents lorsque vous les accompagnez faire les courses. S’ils achètent des œufs, de la viande, du poisson, dites leur d’acheter des produits provenant d’animaux élevés en plein air,  de ne pas acheter  de poissons  d’espèces surexploitées par la pêche industrielle intensive comme le thon. Et dites leur que consommer un peu moins de viande est à la fois  bon pour le porte monnaie et pour la santé. 
Demandez à vos pharmaciens et à vos médecins, de vous aidez à encourager le développement des méthodes qui évitent d’expérimenter sur les animaux.

 Il y a différentes manières «d’aimer les animaux»: pour l’affection, pour l’ornement, pour le divertissement, pour la gourmandise…
Mais il n’y  a qu’une seule manière de les respecter : ne pas les faire souffrir, assurer leur bien-être lorsqu’ils sont sous notre dépendance, et ne jamais les tuer si ce n’est pour leur épargner de grandes souffrances ou que leur mort soit nécessaire pour épargner la vie ou maintenir la santé des hommes et d’autres  animaux. 
Il ne suffit pas  d’avoir des liens affectifs avec un animal. Respecter un animal nécessite de connaître à la fois en quoi il  est semblable à nous et en quoi il est différent.

Informez vous, lisez.  Apprenez à connaître la biologie et le comportement des différentes espèces animales que vous côtoyez, les principales lois et règlement qui les protègent.  
Demeurez toujours rigoureux et cohérents avec vous même dans votre conduite à l’égard de tous les animaux  et pas seulement les animaux de compagnie. Vous devez être exemplaires  si vous voulez que  votre message soit entendu et bien compris.

Nous sommes  convaincus que vous les jeunes SPA, par votre action de chaque jour,  vous contribuerez ainsi à faire de votre génération celle qui verra l’avènement tant attendu de la reconnaissance officielle en France de droits  aux animaux. L’homme est la  seule espèce animale responsable de ses actes. Il doit se protéger contre sa propre violence  et sa propre cruauté ; il doit aussi renforcer sa compassion naturelle pour l’ensemble des êtres vivants qui avec lui habitent cette petite planète bleue, verte et brune  que l’on appelle la Terre. La vie s’y développe depuis 3 milliards et demi d’années. Ce n’est que depuis 100.000 ans que l’homme actuel est apparu. Il se dit lui-même Homo sapiens,  c’est-à-dire «sage ou savant». Devenez ces humains sages et ces savants  de demain qui, dans  le respect de la vie, de la nôtre comme de celle des autres espèces, allégeront la pesanteur de la douleur et augmenteront le  bien-être et le bien-vivre à la surface de la planète.”

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