La LFDA partenaire de la plateforme nationale pour les méthodes alternatives en expérimentation animale

  • Le trimestriel Sciences enjeux santé de juin 2008 mentionne la mise en place d’une plateforme nationale pour le développement de méthodes alternatives en expérimentation animale, sous forme d’un Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) composé de 12 partenaires dont la Fondation Ligue française des droits de l’animal, le ministère de la recherche, AFSSAPS, INERIS (Institut National de l’environnement et des risques), AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail), INSERM (Institut national de la Santé et de la Recherche Médicale), CNRS, UIC (Union des Industries Chimiques), FEBEA (Fédération des entreprises de la beauté), LEEM (les Entreprises du Médicament), OPAL (Recherche Expérimentale et Protection de l’Animal de Laboratoire), SPTC (Société de Pharmaco-Toxicologie Cellulaire).

“Cette plateforme a pour but de fédérer tous les partenaires autour de la volonté commune de favoriser la mise en place de méthodes alternatives permettant de réduire ou de supprimer le recours à l’animal de laboratoire notamment dans le développement, l’évaluation et le contrôle des produits de santé et des substances chimiques. La France rejoint ainsi les pays européens disposant d’une plate-forme nationale et réunis au sein de la plateforme européenne ECOPA (European Consensus Platform ou Alternatives). Ces plateformes réunissent les autorités compétentes, les chercheurs, les industriels et les associations de protection animale. La plateforme incitera les chercheurs français à entrer dans le processus de validation des méthodes via l’ECVAM (European Centre for the Validation of Alternative Methods) et les aidera à faire face au paradoxe auqel ils sont confrontés : ils connaissent, présentent ou évaluent des demandes d’essais portant sur des substances chimiques ou des ingrédients entrant dans la composition des produits de santé, tout en étant confrontés aux impératifs éthiques exigeant de limiter au maximum le recours de l’animal de laboratoire, voire de le supprimer à bref délai dans certain cas.

Les réglementations (REACH 7e amendement de la directive cosmétique) et les débats du récent Grenelle de l’environnement mettent en évidence cette problématique.

A la suite du lancement de cette plateforme nationale, effectué conjointement par le directeur Général de la Recherche et de l’Innovation au Ministère de la Recherche et par le Directeur général de l’Afssaps, le Comité Directeur du GIS, présidé par la représentante de l’Afssaps, a tenu sa première séance et nommé son directeur, représentant de l’INERIS le 6 mars 2008. Les travaux de cette plateforme nationale seront conduits au sein de deux sous-comités : produits de santé (dont le secrétariat sera assuré par l’Afssaps) et substances chimiques (dont le secrétariat sera assuré par l’INERIS).
La mise en place de ces deux sous-comités sera faite par un appel à candidatures d’experts compétents, qui sera prochainement publié. Cela permettra à la plateforme d’entrer dans la phase pratique de ses travaux.”

  • Chimie Pharma Hebdo du 5 mai 2008  fait également état de l’annonce par le Ministère de la recherche et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afsaaps) de la mise en place d’une plateforme nationale pour le développement de méthodes alternatives en expérimentation animale, constituée de 12 partenaires dont la Fondation Ligue française des droits de l’animal.

[…] “Cette plateforme a pour but de développer des méthodes visant à réduire ou à supprimer le recours à l’animal de laboratoire notamment dans le développement, l’évaluation et le contrôle des produits de santé et des substances chimiques. Les travaux de cette plateforme seront conduits au sein de deux sous comités : produits de santé et substances chimiques. La France rejoint ainsi les pays européens disposant d’une plateforme nationale et réunis au sein de la plateforme européenne ECOPA (European Concensus Plattform for Alternatives). Selon la Commission européenne, 10,7 millions d’animaux sont utilisés chaque année par l’industrie, dont plus de la moitié dans la recherche et le développement  en santé humaine, 16% dans la production et le contrôle qualité des produits de santé, et 10% dans l’évaluation toxicologique et autres études de sécurité.”

  • Le Quotidien du Médecin du 28 avril, fait lui aussi état de cette plateforme française.

[…] ” Cette plateforme, constituée en groupement d’intérêt scientifique, réunit 12 partenaires, dont l’INSERM, le CNRS, le LEEM, et la Ligue française des droits de l’animal autour de la volonté de favoriser la mise ne place de méthodes alternatives permettant de réduire ou de supprimer le recours à l’animal de laboratoire. Dirigée par le représentant de L’INERIS (Institut national de l’environnement et des risques) elle comprendra deux sous comités (avec des experts recrutés par un appel à candidature) : produits de santé et substances chimiques. 

La plateforme rejoindra les structures identiques européennes au sein de l’ECOPA et les chercheurs français seront incités à entrer dans le processus de validation des méthodes via le centre européen ECVAM ( European Centre for the Validation of Alternative Methods.”

  • De leur côté, les sites Internet www.agoraflux.com et www.viefemme.com, le 23 avril publiaient le communiqué de presse cosigné des 12 partenaires annonçant la création sous forme de GIS la mise en place  de la Plateforme Nationale pour le développement de méthodes alternatives  à l’expérimentation animale.

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