Les animaux sont-ils des choses?

Le mensuel Cheval magazine de février 2008, en se  posant  la question à propos du cheval, répond, par la plume d’Antoinette Delylle, bien évidemment par la négative en s’appuyant notamment sur les arguments éthiques et juridiques développés par la Fondation LFDA dans ses actions et du rapport sur le régime juridique de l’animal de Suzanne Antoine, présidente de chambre honoraire à la cour d’appel de Paris et administrateur de la Fondation LFDA. 

“Depuis plus de trente ans, la Ligue française des droits de  l’animal agit pour faire inscrire dans la loi le droit pour l’animal de ne pas souffrir ni de disparaître par la faute de l’homme. Elle milite pour la reconnaissance et la défense de droits fondamentaux des animaux. Elle est  à l’origine d’une “Déclaration universelle des droits de l’animal” proclamée en 1978 à la maison de l’Unesco. Il s’agit d’un texte d’essence éthique et scientifique, qui souligne l’unité et la communauté des très  vivants, ainsi que l’existence de leur sensibilité” […]

“Remis au ministère de la justice en 2005, le rapport Suzanne Antoine, consultable en ligne (www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports/index.shtml) envisage deux solutions : 
1. Considérer les animaux comme des êtres vivants doués de sensibilité, et les extraire complètement du droit des biens, tout en ne bouleversant pas le régime d’appropriation. 
2. Créer en plus des meubles et des immeubles, une catégorie de biens, celles des animaux, en les associant à des “biens protégés”. […] reste que la reconnaissance de l’animal comme un être spécifique serait un symbole fort. C’est peut-être l’Europe qui débloquera la situation. La communauté européenne est à l’origine du concept de “bien-être animal”, un terme  particulièrement  révélateur de l’évolution   des mentalités. Il ne s’agit  plus en effet pour l’homme de  se situer comme “protecteur de l’animal”, mais de démarrer une  recherche éthique visant à améliorer ses conditions de vie. Sous la pression de l’Union européenne, le droit français va devoir changer pour, enfin, accorder à l’animal un véritable statut.”

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