“Que faisons-nous des animaux de divertissement?”

Le mensuel Sciences humaines de juin 2008, dans un très important dossier consacré aux Animaux et nous, donne la position du président de la Fondation LFDA sur les zoos.

Moins sanglants [que les corridas], les zoos posent également problème. Jean- Claude Nouët (Zoos, in Boris Cyrunik (dir.), Si les lions pouvaient parler. Essais sur la condition animale, Gallimard, 1998) insiste sur le stress chronique  des animaux et les comportements pathologiques auxquels les conduit la coupure avec leur milieu naturel. Automutilation, affectations cutanées, obésité, dépression ou troubles digestifs sont légion et les bêtes assommées à coup de psychotropes. Comme beaucoup d’autres, J-C. Nouët conteste le rôle éducatif ou même scientifique du zoo : il n’ouvre comme champ d’étude que celui, vaste il est vrai, des pathologies mentales, organiques et comportementales.  L’argument de la préservation des espèces ne serait guère meilleur : les animaux en captivité ne sont que des caricatures animales et si quelques espèces  se reproduisent dans les zoos, beaucoup n’y parviennent pas.

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