CR : “J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin”

J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin

Gilles Leblais, Terre Vivante, 2016

couverture du livre "J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin" Gilles Leblais

Dans l’ouvrage intitulé J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin aux éditions Terre Vivante, l’auteur, Gilles Leblais, s’adresse aux jardiniers désireux de mieux connaître et mieux protéger les espèces de passereaux (oiseaux chanteurs) de nos jardins, et qui souhaitent contempler, observer, s’émerveiller, et participer à la vie sauvage du jardin, dans le respect de ce monde ailé. L’auteur nous démontre que les oiseaux peuvent être une aide efficace au jardin fleuri ou au potager. Ces passereaux jouent un rôle absolument primordial dans l’équilibre de la nature, en particulier dans la lutte contre les insectes ravageurs.

Gilles Leblais nous présente tout d’abord les divers passereaux. Les mésanges si connues (bleue, charbonnière, nonnette, noire, huppée, à longue queue), le pinson, le pic épeiche, le pic-vert, la bergeronnette, le rouge-gorge si familier, la sittelle, les gobe-mouches, le grimpereau, l’étourneau sansonnet, le verdier, le moineau (dont les populations sont en décroissance) et bien sûr le merle si peu farouche !

Les oiseaux utiles au jardinier se régalent principalement de toutes sortes d’insectes  : pucerons, fourmis, larves (notamment de ravageurs…) ainsi que d’araignées, de vers, etc. Au moment des nichées, les oiseaux font ripaille ! De même, ces oiseaux ne dédaignent pas les graines, les baies sauvages, les petits fruits, etc. En hiver, pour nombre de ces passereaux, la proximité de nos maisons et de nos jardins est devenue primordiale, pour l’apport de nourriture (graines, graisse, etc.) que nous leur prodiguons.

Comment les aider?

Le nombre d’espèces insectivores diminue chaque année. Leurs habitats dans les forêts, les sous-bois, les haies, sont détruits. Pour les attirer dans notre jardin, l’aménagement le plus proche de leur habitat naturel est important pour leur survie. La meilleure façon de les inviter au jardin est de planter des arbres de tailles et de variétés diverses. L’auteur constitue une liste importante de tous les arbustes et arbres à privilégier : feuillus (châtaigniers, chênes, hêtres), conifères (sapins mais pas de thuyas, mélèzes). Chaque variété d’arbre possède « ses insectes », et son intérêt. Ceux-ci sont source de nourriture, d’abri, de gîte ou de site de nidification pour les oiseaux de nos jardins.

mésange charbonnièreL’auteur conseille de planter également de petits arbustes (prunellier, sureaux, viornes, amélanchiers) dont les baies seront un délice pour les passereaux. Les arbres fruitiers et les petits fruits (framboisiers, groseilliers) sont aussi une manne pour les oiseaux. La création de haies, de bosquets, permet d’abriter les nichées de grives, de merles ou de fauvettes. Ne détruisons pas les vieux arbres, qui sont un hôtel très particulier pour tous les auxiliaires du jardin. N’oublions pas un point d’eau (une mare naturelle avec plantes aquatiques), et un milieu sain sans chimie : ni insecticide ni pesticide (ne pas traiter les fruitiers par exemple). Laissons croître les plantes grimpantes, comme la vigne vierge, ou le lierre, au feuillage persistant, qui fleurit en hiver et nourrit quantité d’insectes et d’oiseaux, ainsi que les abeilles. Il leur sert également d’abri. Permettons également à un petit coin de jardin de rester naturel, avec son lot de mauvaises herbes ! Il est ainsi possible de contribuer à la protection des oiseaux et de créer des microbiotopes pour ces petits passereaux.

Comment les attirer?

Dans le chapitre suivant, Gilles Leblais nous enseigne comment attirer au jardin tous ces oiseaux pour les nourrir, et comment leur permettre de se reproduire. Seule une vingtaine d’espèces, dites cavernicoles, ont besoin d’un nichoir pour élever leurs petits. Les autres espèces trouvent dans les forêts, bois, arbustes un endroit où construire un nid. Précisons que chaque espèce d’oiseau cavernicole a un besoin particulier de nichoir. L’auteur nous conseille ainsi le nichoir exactement adapté à l’espèce (par exemple, le trou d’envol de la mésange bleue est de 27 à 28 mm). Il nous donne ensuite de nombreuses instructions pour la fabrication et l’installation de ces nichoirs (avec des plans très précis).

Ensuite, dans un long chapitre fascinant l’auteur nous raconte la vie de ce nichoir, de l’inspection par le mâle, de son adoption, de l’élaboration du nid, de la ponte, de la naissance des petits, de leur nourrissage, puis de leur envol. Le secret intime du nichoir !

Enfin, dans une dernière partie, l’auteur nous captive en nous racontant l’histoire de nombreux passereaux, et des anecdotes plus passionnantes les unes que les autres.

La lecture de cet ouvrage est un régal pour les amoureux de la gente ailée. Les photos de Gilles Leblais sont absolument magnifiques. Si vous aimez le monde des oiseaux du jardin, vous serez enchantés par ce manuel.

Catherine Sowka

Article publié dans le numéro 92 de la revue Droit Animal, Éthique & Sciences.

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