Le malheur des porcs chinois fait-il le bonheur des éleveurs bretons?

Le cochon s’achète 36 euros plus cher par rapport à l’an dernier. Sachant que j’en vends en moyenne 4 000, cela devrait me rapporter un peu plus de 100 000 euros cette année.

Affectés par le virus de la peste porcine africaine (PPA), les porcs chinois sont abattus en masse. Le ministère de l’Agriculture chinois a annoncé que la population de porcs a diminué de 38,7 % en un an (South China Morning Post, 12/09/19). Le cheptel aurait diminué 100 millions de porcs dans ce pays qui consomme la moitié du porc élevé au monde, soit plus de 50 millions de tonnes (SCMP, 17/09/19). Résultat : une envolée des prix sur le marché mondial du porc. En Chine, on observe une augmentation des prix du porc de 46,7 % en un an. Avec une répercussion positive pour les exportateurs étrangers. Un éleveur breton témoigne pour 20 Minutes (26/06/19) : “Le cochon s’achète 36 euros plus cher par rapport à l’an dernier. Sachant que j’en vends en moyenne 4 000, cela devrait me rapporter un peu plus de 100 000 euros cette année“. Néanmoins, compte-tenu de l’imprévisibilité de l’évolution de la PPA, dont l’Europe n’est pas à l’abri, la conjoncture favorable à l’export français pourrait n’être que temporaire. Et la Chine a encore quelques ressources : elle a pu débloquer 10 000 tonnes de viande de porc congelée de sa réserve stratégique afin d’éviter la pénurie à l’approche du 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine le 1er octobre 2019 (20 Minutes, 18/09/19).

Sophie Hild

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