Les poissons : une nouvelle priorité pour la protection animale ?

Aujourd’hui, les poissons sont rarement au cœur des activités des organisations de défense des animaux. Lorsque l’on pense « protection animale », on pense davantage aux animaux de compagnie en refuge et éventuellement aux poules en batterie. Lorsque l’on pense protection de la biodiversité, on pense plutôt aux grands félins, aux pandas et aux baleines. Les poissons viennent rarement à l’esprit. Cependant plusieurs rapports récents (1, 2, 3, 4) affirment que le groupe des poissons devrait devenir l’une des priorités, si ce n’est la priorité du mouvement de protection des animaux.

poisson vache à longues cornes

Ces rapports proviennent d’Animal Charity Evaluators, Charity Entrepreneurship et Fish Welfare Initiative, trois organisations issues du mouvement altruisme efficace. Cette mouvance vise à améliorer l’efficacité des pratiques des ONG grâce à la prise en compte de nos biais de raisonnement, la recherche sur l’efficacité des interventions, et l’identification des problématiques prioritaires.

Ce dernier aspect de priorisation des causes suit le cadre théorique dit ITN pour Importance, Tractability et Neglectedness. Le critère « Importance », renvoie au nombre d’individus affectés par une problématique : une cause est d’autant plus prioritaire qu’elle concerne un grand nombre d’individus. Le critère « Tractability », que l’on peut traduire par « facilité de résolution », renvoie à l’idée que les problèmes faciles à résoudre doivent être prioritaires par rapport aux problèmes difficiles à résoudre ou insolubles. Le critère « Neglectedness », que l’on peut traduire par « caractère négligé », renvoie à l’idée que les problématiques négligées par la majorité des ONG sont prioritaires par rapport aux problématiques déjà largement prises en charge par une multitude d’acteurs dont on risque de répliquer stérilement les travaux. Ces trois rapports avancent que les poissons sont à la fois très nombreux et négligés par les ONG. De plus, améliorer leurs conditions de vie et de mort semble tout à fait réalisable. Selon le modèle théorique ITN, le groupe des poissons devrait donc devenir l’une des priorités de l’avenir de la protection animale.

Les poissons : des oubliés de la cause animale ?

Force est de constater que les poissons n’ont pas la priorité aujourd’hui. Ainsi, du point de vue des donations faites aux ONG de protection animale, une estimation réalisée aux États-Unis en 2015 montre que l’écrasante majorité est destinée aux refuges pour animaux de compagnie, pourtant bien moins nombreux que les animaux de production. Notons d’ailleurs que les refuges pour animaux de compagnie prennent rarement en charge les poissons. Cela est d’autant plus regrettable que plus de la moitié des animaux de compagnie en France sont des poissons, avec 32,7 millions d’individus contre 7,3 millions de chiens et 13,5 millions de chats en 2016. Ces poissons sont souvent désignés par l’appellation « poissons d’ornement » qui les assimile davantage à des objets de décoration qu’à des animaux de compagnie.

Photo de Sirawich-Rungsimanop de Pixabay

Un autre indicateur (sans rentrer dans le débat sur ce type de méthodes) concerne les vidéos d’enquêtes dévoilant les conditions de vie et de mort des animaux. L’organisation Fish Welfare Initiative recense à ce jour seulement une vingtaine d’enquêtes vidéo concernant les poissons au niveau mondial (5). C’est peu en comparaison des 40 enquêtes vidéo centrées sur les animaux d’élevage terrestre réalisées en 2 ans sur le seul territoire Français par l’organisation Red Pill (anciennement Direct Action Everywhere France (DxE)). Alors qu’il existe une fédération mondiale d’ONG travaillant à la fin des cages pour les volailles – l’Open Wing Alliance –, il n’existe pas de fédération mondiale consacrée à la défense des poissons. Sur les 755 résultats à la recherche des termes « Factory Farming » (élevage industriel) sur Google image, seules 8 images concernent les poissons, soit environ 1 % des résultats (6). De même, lorsque l’on pense « abattage sans étourdissement », on pense instantanément aux problématiques liées à l’abattage rituel des vertébrés terrestres, en particulier bovins et ovins. Nous avons tendance à oublier que les poissons sont eux aussi, et dans leur écrasante majorité, abattus sans étourdissement, alors que des méthodes d’étourdissement existent, bien qu’elles soient davantage praticables pour les poissons d’élevage que pour les poissons issus de la pêche commerciale. Pareillement, la chasse de loisir des oiseaux et des mammifères terrestres suscite beaucoup plus de réactions que la pêche de loisir, alors que les deux pratiques impliquent de faire souffrir et de mettre à mort des animaux sensibles à des fins de divertissement.

arbre phylogénétique simplifié extrait de l’exposition de la LFDA : « L’animal, que savons-nous de lui ? »

Les poissons sont négligés jusque dans leur appellation. En effet le mot commun « poisson » renvoie à un groupe paraphylétique, c’est-à-dire qui n’inclut pas toutes les espèces descendant de l’ancêtre commun le plus ancien du groupe. Ainsi, dans l’arbre phylogénétique (représentation des liens de parenté des différentes branches du vivant), le groupe des tétrapodes qui inclut notamment tous les mammifères et les oiseaux, fait partie de la catégorie des « poissons osseux ». C’est-à-dire qu’il n’existe pas d’ancêtre exclusif aux « poissons osseux » qui ne soit pas aussi un ancêtre des mammifères et des oiseaux. Non seulement le nom commun « poisson » occulte notre parenté génétique avec nos cousins à nageoire, mais ce mot occulte également l’extrême diversité à l’intérieur du groupe des poissons. Ainsi, comme le fait souvent remarquer le vulgarisateur Sébastien Moro, dans l’arbre phylogénétique, les thons sont plus proches des humains que des requins et des raies. Quant aux poissons boléophtalmes, capables de respirer hors de l’eau, ils sont plus proches des humains que des thons. De même, nous avons tendance à nommer les espèces de poissons à partir des vertébrés terrestres, ainsi nous parlons de poisson-chat, poisson-lapin, poisson-zèbre, poisson tête-de-renard et de requin-tigre, alors que nous ne nommons pas les mammifères « mammifère-thon » et « mammifère-mérou » (7).

Le financement des efforts de conservation des espèces menacées d’extinction souffre d’un surfinancement de la protection des espèces charismatiques (tigres, éléphants…) au détriment des animaux aux physiques moins évocateurs. De même, la protection des animaux en tant qu’êtres sensibles privilégie les animaux les plus expressifs et les plus proches de nous au quotidien.

Pourquoi oublions-nous les poissons ?

Les poissons ont la malchance de ne susciter que très peu d’empathie sur le plan émotionnel. C’est peut-être la raison principale qui explique le peu d’intérêt que leur porte la protection animale. Il est probable que cette empathie réduite soit liée à l’éloignement phylogénétique important, c’est-à-dire la distance dans l’arbre phylogénétique, qu’il existe entre les espèces de poissons et l’espèce humaine. Une étude publiée en 2010 a d’ailleurs validé cette hypothèse. Les auteurs ont mené une enquête par questionnaire pour comparer le degré d’empathie et la perception des possibilités de communication que les gens ressentent vis à vie de différentes espèces. Les résultats montrent clairement que les gens ressentent moins d’empathie et jugent la communication plus difficile avec les espèces éloignées qu’avec les espèces proches. Ainsi, l’empathie est maximale pour les humains, forte pour les autres primates et les mammifères, moyenne pour les oiseaux, et plus faible pour les reptiles. Elle est encore plus faible pour les amphibiens et les poissons, qui se positionnent juste avant les invertébrés. Lorsque l’on désigne un animal, la probabilité d’utiliser le pronom « it », utilisé en anglais pour désigner les objets inanimés, plutôt que les pronoms « il » (he) ou « elle » (she), augmente également avec le degré d’éloignement phylogénétique.

La communication entre différentes espèces est d’autant plus facile que les espèces partagent des modalités sensorielles et des canaux de communication communs. En tant qu’humain, notre communication repose essentiellement sur les sons, les expressions faciales et les postures. La plupart des mammifères utilisent également ce type de signaux, c’est pourquoi nous avons une bonne compréhension intuitive de la manière dont nos animaux de compagnie expriment leurs émotions par exemple. Les poissons en revanche n’ont pas d’expression faciale. Leur communication repose essentiellement sur des signaux chimiques, voire électriques, que nous ne percevons pas et des vocalisations inaudibles pour notre oreille. Il nous est donc quasiment impossible de les comprendre de manière intuitive de la même façon que nous identifions par exemple la détresse d’un chien dans ses couinements aigus. Cela vaut également pour les signes de douleur : nous ne ressentons pas la même intensité émotionnelle lorsque nous voyons un poisson égorgé vivant et un bœuf égorgé vivant. De plus, la différence de milieu entre humains et poissons réduit les opportunités d’interactions et donc la possibilité de se familiariser aux modes d’expression de ces derniers.

Un autre biais de raisonnement est responsable de notre oubli fréquent des poissons. Comme nous allons le voir, les poissons sont particulièrement importants par leur nombre qui se compte en dizaines de milliards. Or, la recherche en psychologie humaine a démontré que notre intuition est très mauvaise pour appréhender les grands chiffres. Une étude a par exemple demandé à des gens quelle somme ils seraient prêt à donner pour aider des oiseaux victimes d’une marée noire. Les participants furent divisés en trois groupes à qui l’on dit respectivement que la marée noire avait touché 2 000, 20 000 et 200 000 oiseaux. Les résultats montrèrent que le montant des donations ne changeait quasiment pas entre les trois groupes, alors que le nombre de victimes variait de trois ordres de grandeurs. Notre intuition ne nous fait pas ressentir 100 fois plus d’empathie pour 200 000 oiseaux que pour 2 000. Ce biais s’appelle l’insensibilité à l’étendue.

Pourquoi les poissons sont-ils importants ?

Ange de mer impérial. Par zsispeo de flickr

Malgré une minorité de voix discordantes, la recherche scientifique penche en faveur de l’existence d’une sensibilité à la douleur chez les poissons, (voir notre article pour plus de détails). La physiologie du stress chez les poissons ressemble beaucoup à ce qui est observé chez les mammifères et les oiseaux. Des capacités émotionnelles ont aussi été décrites chez plusieurs espèces : des réactions ressemblant à de la peur ont été identifiées. Certaines espèces montrent des comportements sociaux complexes où les individus se reconnaissent entre eux et se comportent différemment avec des individus familiers et non familiers. Pour les épinoches, on parle même du développement de relations de confiance dans la coopération entre individus. Quant aux cichlidés zébrés, certains chercheurs évoquent un attachement affectif entre partenaires sexuels chez ces poissons où les parents élèvent ensemble les petits (voir notre article dans le n°104 de cette revue). L’existence de traits de personnalité différents selon les individus au sein d’une même espèce a été démontrée plusieurs fois. Certains poissons sont capables d’utiliser des outils. Le poisson-ballon réalise des sortes d’œuvres d’art dans le sable pour séduire les femelles. Les mérous et les murènes sont capables de communiquer et de se coordonner pour chasser ensemble. Les labres nettoyeurs semblent être capables de se reconnaître dans un miroir. Cette même capacité est actuellement débattue chez les raies manta (pour comprendre les réserves et les subtilités dans l’interprétation des résultats du test du miroir, voir l’article « Le poisson, le miroir et la conscience » dans le n° 99 de la revue). Le labre nettoyeur est même capable de surpasser des grands singes dans certaines tâches intellectuelles précises. En un mot, les poissons sont des êtres « sentients », c’est-à-dire capables de ressentir des choses agréables et désagréables, comme la douleur, la peur et le plaisir. Ce qui leur arrive leur importe, et pour cette raison ils ont droit à un certain respect. Leur sensibilité, bien que moins apparente, n’a rien à envier à celle des animaux terrestres.

Mais ce qui justifie le nouvel intérêt porté aux poissons par la protection animale, c’est principalement leur importance numéraire. En 2016, le monde a pêché 90,9 millions de tonnes de poisson, et la production animale aquacole mondiale s’élevait à 80 millions de tonnes dont 54,1 millions de tonnes de poissons. De plus, si le volume de production de la pêche s’est stabilisé depuis les années 1980 car nous atteignons les limites maximales des ressources halieutiques, le secteur de l’aquaculture est lui en croissance rapide. Cette croissance a un peu ralenti sur les dernières années mais on parle tout de même d’une croissance annuelle moyenne de 5,8 % sur la période 2000-2016. En 2000, 25,7 % de la production mondiale d’animaux aquatiques provenait de l’aquaculture ; cette part a atteint 46,8 % en 2016. Lorsque l’on convertit les tonnages en nombre d’individus, les chiffres sont encore plus impressionnants. Pour bien saisir l’énormité des chiffres, gardons à l’esprit qu’un million de secondes correspond à une durée d’environ 12 jours, tandis que 1 000 milliards de secondes correspond à 31 700 ans. Selon l’ONG Fishcount, entre 2007 et 2016, entre 790 milliards et 2 300 milliards de poissons ont été pêchés chaque année. Et cette estimation n’inclut ni les poissons pêchés en tant que prise accessoire, ni les poissons issus de la pêche illégale, la pêche non réglementée et la pêche non reportée. À titre de comparaison, en 2014, le nombre de vertébrés d’élevage abattus pour la consommation était d’environ 70 milliards. La comparaison est un peu hasardeuse car elle repose sur des chiffres calculés sur des années différentes, mais en termes d’ordre de grandeur, cela veut dire qu’il y a environ 10 à 30 fois plus d’animaux abattus annuellement dans le cadre de la pêche que dans le cadre de l’élevage d’animaux terrestres. Toujours selon Fishcount, entre 51 et 167 milliards de poissons d’élevage auraient été abattus en 2017. Cela signifie que pour ce qui est des vertébrés, entre 1 animal d’élevage sur 2 et 2 animaux d’élevage sur 3 abattus pour la consommation chaque année sont des poissons.

Or de nombreux facteurs posent problème en termes d’atteintes au bien-être dans le cadre de la pêche comme de la pisciculture. Ainsi, les poissons pêchés peuvent s’épuiser à se débattre dans les filets pendant plusieurs heures avant la remontée (8). Celle-ci peut occasionner des barotraumatismes, c’est-à-dire des blessures causées par des changements de pression brutaux, et les poissons sont comprimés les uns contre les autres (8). Et une fois à bord, les poissons ne sont quasiment jamais étourdis avant d’être abattus (4, 8). Dans le cadre de la pisciculture, les procédures d’extraction des œufs et de la laitance ainsi que les vaccinations sont autant de manipulations stressantes et douloureuses, rarement accompagnées de prise en charge de la douleur (4, 9, 10). En phase d’élevage, les densités sont souvent trop élevées ce qui favorise l’agressivité, les blessures aux nageoires et la prolifération des parasites, comme les copépodes qui rongent la peau des saumons (4, 9, 10). L’eau contient souvent trop peu d’oxygène pour permettre une respiration optimale (1, 4). De plus, le transport implique généralement des densités très élevées et une qualité de l’eau réduite (4, 9, 10). Enfin, l’étourdissement avant abattage reste peu pratiqué et n’est pas obligatoire dans une majorité de pays dont la France. Le potentiel d’amélioration est considérable, à commencer par le développement des techniques d’étourdissement avant abattage et l’identification des densités d’élevage optimales pour les besoins des animaux (1,4).

Des progrès récents

Les choses semblent cependant s’améliorer. La prise de conscience est naissante mais a bel et bien lieu. Ainsi ces dernières années, Eurogroup for Animals, la fédération d’organisations de protection animale, dont la LFDA, qui défend les intérêts des animaux auprès des décideurs politiques de l’Union européenne, a créé un programme de campagne centré sur la protection des poissons. Une nouvelle ONG nommée Fish Welfare Initiative, centrée exclusivement sur le bien-être des poissons d’élevage, a vu le jour il y a quelques mois seulement. L’association Paris Animaux Zoopolis, en campagne pour obtenir des engagements sur la condition animale de la part des candidats à la mairie de Paris, demande la fin de la pêche de loisir à Paris où la consommation des poissons pêchés dans la Seine est interdite. La pêche au vif, spécialement cruelle, est particulièrement dénoncée. La LFDA a d’ailleurs édité un livret d’information sur le sujet, réédité en 2008 (Réformer la pêche de loisir).

L’Aquaculture Stewardship Council (A.S.C), un label qualité initié par le WWF pour les produits de l’aquaculture, est en train de revoir son cahier des charges. Initialement centrée sur l’empreinte environnementale, la certification prendra désormais aussi en compte des critères de bien-être animal. Des bateaux de pêche, équipés de systèmes d’étourdissement des poissons afin de leur épargner des souffrances lors de la mise à mort, commencent à se développer. Le label qualité suédois KRAV demande l’installation d’équipements d’étourdissement sur les bateaux de pêche de plus de 24 mètres de long.

Actuellement, la Humane Slaughter Association qui se bat pour diminuer les souffrances lors de l’abattage, offre une bourse de 200 000 livres pour approfondir les connaissances scientifiques et les techniques sur l’étourdissement des poissons sur les navires de pêche commerciale. La recherche scientifique sur le bien-être des poissons, retardataire par rapport aux connaissances existant sur les espèces terrestres, est en train de se développer. On dénombre aujourd’hui environ 1 600 publications académiques traitant du sujet. 58 % de ces publications ont été réalisées après 2010, dont 196 publications lors de l’année 2018 à elle seule. C’est 24 fois plus qu’en 2000 où seules publications furent réalisées.

Enfin, l’opinion publique commence elle aussi à s’affirmer sur ce sujet. À en croire un sondage de 2018 mandaté par Eurogroup for Animals et mené auprès d’environ 9 000 européens, 79 % des répondants pensent que les poissons devraient bénéficier d’un niveau de protection similaire à celui accordé aux autres animaux et 73 % pensent que les poissons ressentent la douleur (voir à ce sujet notre article “Bien-être des poissons: les français s’en soucient“).

Conclusion

Les poissons sont souvent négligés par la protection animale. Ils suscitent peu d’empathie du fait de leur grande différence par rapport aux humains, en particulier l’absence d’expressions faciales et le caractère inaudible de leurs vocalisations. Pourtant, leur sensibilité est aujourd’hui reconnue par la science. Dans le cadre de la pisciculture et de la pêche, ils subissent par milliards des souffrances évitables. Leur nombre est colossal, très largement supérieur au nombre des animaux d’élevage terrestres. Or, le potentiel d’amélioration de leurs conditions de vie et de mort est très important. Pour ces raisons, le groupe des poissons pourrait, et selon certains devrait, devenir l’une des priorités de la protection animale à l’avenir. La prise de conscience est récente mais réelle, et de nombreuses initiatives laissent croire à une possible amélioration de leur sort à l’avenir. Du moins, si les populations survivent à la surexploitation dont elles sont actuellement victimes.

Ces préoccupations confirment ce que la LFDA a toujours défendu : la cause animale est une question complexe qui nécessite une expertise pluridisciplinaire. Et si l’émotion et l’empathie restent des moteurs essentiels, l’action doit reposer sur une réflexion qui va au-delà de l’intuition.

Gautier Riberolles

1. Animal Charity Evaluators, 04/2019, « Farmed fish welfare report »

2. Joey Savoie, Karolina Sarek, David Moss, Charity Entrepreneurship, 12/04/2018, « Which animals need the most help from the animal advocacy movement ? »

3. K Sarek, J Savoie, D Moss, (01/2019) Improving environmental conditions – A summary. Charity Entrepreneurship

4. H King-Nobles, T Billington (10/2019) The Welfare issues of Farmed and Wild Caught Fish. Fish Welfare Initiative

5. Communication personnelle avec Fish Welfare Initiative

6. Recherche réalisée le 02/12/2019 en France

7. Les paupières des poissons. S Moro et F Vaucher. Éditions La place

8. A Mood (2010) Worse things happen at sea : the welfare of wild caught fish. Fishcount

9. S Allen, J Nicol (2019) Fish welfare on Scotland’s salmon farms. A report by One Kind

10. D Waley et al. (2018) Looking Beneath the surface : Fish welfare in European Aquaculture. Eurogroup for Animals

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