Le Conseil de l’UE rend ses conclusions sur le bien-être animal

Le 16 décembre dernier, le Conseil de l’Union européenne (UE), qui réunit les représentants des 28 États membres de l’UE, a rendu ses conclusions sur le bien-être animal dans l’UE. Il y a de quoi se réjouir, car le Conseil reconnaît l’importance du bien-être des animaux dans le cadre d’un élevage durable.

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Dans ses conclusions, le Conseil reconnaît que le bien-être animal est devenu important pour les citoyens européens, et qu’il fait partie intégrante d’une nourriture de qualité. Il considère que le bien-être des animaux d’élevage permet de lutter contre l’antibiorésistance et assure un revenu et des conditions de travail meilleures pour les éleveurs.

Si le Conseil concède que de nombreux efforts ont déjà été faits par l’UE pour améliorer le bien-être des animaux d’élevage, notamment en créant la Plateforme sur le bien-être animal et des centres de références sur le bien-être des porcs et des volailles dans le but d’améliorer l’application de la législation existante, il admet que des lacunes persistent. Il invite la Commission à mettre à jour les législations existantes et adopter de nouvelles législations pour les animaux qui ne sont pas concernés par une réglementation spécifique, tels que les vaches laitières et allaitantes, les chèvres et les moutons, les chiens et les chats, les poulettes, les dindes, les volailles reproductrices (parentaux) et les poissons d’élevage. Notre fondation réclame auprès de la Commission peu ou prou ces ajouts depuis des années.

Le Conseil de l’UE s’attarde sur le transport des animaux, dont la réglementation est mal appliquée, et encourage la Commission à réviser le règlement 1/2005 sur le transport d’animaux vivants. Il appelle aussi à discuter de la durabilité du transport d’animaux vivants par rapport au transport de viande et de carcasses.

Ces conclusions invitent également la Commission à évaluer l’intérêt d’un étiquetage des produits prenant en compte le bien-être animal, en se basant sur les initiatives publiques ou privées qui ont vu le jour dans les États membres. Quant à l’allocation des ressources de la politique agricole commune (PAC), elle devrait permettre d’améliorer le bien-être des animaux.

Les conclusions du Conseil de l’UE sur le bien-être animal ne sont pas contraignantes, c’est-à-dire que la Commission européenne n’est pas obligée de mettre toutes ces recommandations en œuvre. Néanmoins, elles expriment la vision commune des 28 États membres de l’UE sur le bien-être animal et il est rare que la Commission européenne ne réagisse pas conformément aux attentes du Conseil. Alors que durant la mandature précédente, la Commission européenne s’est refusée à réviser quelconque législation sur la protection des animaux, il y a de quoi espérer des nouvelles mesures législatives sur le sujet dans les années qui viennent.

Nikita Bachelard


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